La hausse des taux dans l’immobilier

hausse des taux immobiliers
La hausse des taux d’intérêt dans l'immobilier semble désormais être une réalité. Au cours des prochains mois, les institutions de crédit vont remonter leur taux. Cette hausse devrait être limitée et elle devrait permettre de terminer la revalorisation des biens.

La hausse des taux de crédits immobiliers est-elle une bonne chose ?

Cafpi, courtier de référence dans le secteur, nous met en garde : ne nous fions pas de trop à la tendance baissière qui se prolonge en ce mois de novembre. Même si cette dernière affiche un nouveau record historique avec une chute de 8 points de base sur la moyenne de 1,33 % du mois d’octobre. Pour eux, la remontée des taux d’emprunt est au tournant de la nouvelle année 2017.

Mais, après un an de tendance baissière continue, quels nouveaux facteurs inverseraient cette progression et en quoi ce revirement de la tendance pourrait affecter l’emprunteur ?

Analyse des professionnels du secteur

Bien que l’ensemble des courtiers s’accorde à déterminer un proche retournement de l’actuelle tendance de taux quasi zéro, il n’existe toujours pas de consensus du secteur sur une date précise qui marquerait le début de ce revirement. Il n’en reste pas moins vrai que la majorité des pronostics indique le premier semestre 2017 comme période clef.

Il n’y a pas non plus d’unanimité sur l’ampleur de cette remontée. Philippe Taboret, directeur général adjoint de Cafpi, avance une forte hausse de 0,5 point pour janvier 2017. Ce qui augmenterait le taux moyen des crédits sur 20 ans de 1,5 à 2 %. La profession table néanmoins sur une augmentation plutôt limitée et progressive.

Causes probables de l’inversion de la tendance

Une des principales causes de cette future hausse est liée au nom de Donald Trump. L’arrivée du nouveau locataire de la Maison-Blanche a enflammé le taux d’emprunt sur 10 ans. Or ce taux est l’un des premiers points de référence pour l’établissement du taux des crédits fixe pour les particuliers.

Cette hausse due à la méfiance que génère le programme de relance économique du nouveau président américain affecte le taux à dix ans des principaux pays occidentaux.

L’élection de D.Trump a donc impacté les marchés obligataires et par un effet domino, il conditionnera aussi un marché immobilier baissier. En effet, si les taux de référence continuent leur lancée vers la hausse, les institutions banquières relèveront automatiquement leurs taux d’emprunts immobiliers.

Les facteurs impulsant une remontée

Cette remontée des OAT à 10 ans est passée de 0,18 en octobre 2016 à 0.45 dans l’actualité. Le “10 ans français” aura connu une chute mémorable de 0,14 % en août, puis une progression de 0,32 % en octobre à 0,74 % en novembre.

Les déclarations de Mme Janet Yellen, la présidente de la FED, indiquent que la progression sera persistante. Elle entraînera dans son sillage les taux d’intérêt américains dès la fin de cette année 2016. Connaissant la corrélation existante entre la courbe de tendance des OAT 10 ans et le marché immobilier, il est logique de pronostiquer une remontée des taux d’emprunts sur l’habitat français.

Le fait que le FED réitère depuis des mois sa volonté de profiter du meilleur moment pour augmenter son principal taux directeur entraîne aussi un revirement des progressions des taux d’emprunts. On s’attend à un remake du scénario de l’année antérieure : une hausse de 25 points au cours du mois de décembre 2016.

Si nous ajoutons à ceci, le renforcement des normes prudentielles imposées par le Comité de Bâle, il ne reste plus d’espace pour les doutes.

Quels effets sur les emprunteurs et le marché ?

Un des effets secondaires de l’actuelle tendance baissière des taux d’emprunts est une hausse du prix du mètre carré des logements situés dans certaines zones ou régions. Cette tendance a su bénéficier au marché immobilier du luxe et du “semi-luxe”.

Les primo et seconds acquéreurs ne devraient pas négliger cette remontée prochaine des taux d’emprunts. Ils devraient savoir profiter de ces derniers mois de taux quasi zéro pour compléter la renégociation ou le rachat de leurs crédits immobiliers.

Il n’est pas dit que cela soit encore possible et aux mêmes conditions d’ici deux ou trois mois, même si les courtiers les plus cotés considèrent que le résultat de ces négociations sera loin des taux obtenus en début d’année.

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